08 novembre 2009
Le CHAT dans l'Art
Photos, oeuvres d'artiste, photos numériques, dessins, personnages de B.D, poèmes .... trouvés sur le WEB, celles que j'aime à vous faire partager.
Dans la mesure du possible, je mets le nom de l'auteur.
" La beauté de la femme réside dans ses yeux,
c'est la porte d'entrée de son coeur, la porte où l'amour réside,
et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur . "

" Fine cat women "
Oeuvre de Jim Warren, artiste américain
Photos trouvée sur le WEB
Les chats de Charles BAUDELAIRE
Charles Baudelaire. 1821 - 1867
Le Chat I
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.
Baudelaire, Les fleurs du mal
Le Chat II Dans ma cervelle se promène, Tant son timbre est tendre et discret; Cette voix qui perle et qui filtre, Elle endort les plus cruels maux Non, il n'est pas d'archet qui morde Que ta voix, chat mystérieux, Baudelaire Les Chats Les amoureux fervents et les savants austères Amis de la science et de la volupté Ils prennent en songeant les nobles attitudes Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques Baudelaire,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a plus besoin de mots.
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux!
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
Pour la sieste du dimanche !!!





